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Appel à la population à la promotion de l’hygiène et l’assainissement

ByAdministrateur

Mar 24, 2026
Léonie Nsekerabandya, représentante de l'association des femmes d'amour soutenues par les hommes

MUKAZA, 19 mars (ABP) –L’hygiène et l’assainissement sont l’affaire de tout un chacun où il doit s’y engager, afin de préserver sa santé et celle de la communauté. Tels sont les propos de Léonie Nsekerabandya, représentante de l’association des femmes d’amour soutenues par les hommes, lors des travaux communautaires d’assainissement des lieux organisés par cette association, mercredi le 18 mars 2026.

Mme Nsekerabandya a indiqué que ces travaux ont été organisés dans le cadre de l’appel lancé par les hautes autorités du pays, invitant la population à assainir les lieux où elle exerce ses activités. Elle a ajouté que cette association œuvrant dans la zone Buyenzi en commune Mukaza organise de telles activités en marge du mois de mars dédié aux femmes.

Vue partielle des associés lors du nettoyage des avenues

Elle a signalé que les femmes occupent une place importante dans la promotion de l’hygiène et de l’assainissement, précisant qu’au niveau familial et communautaire, ces dernières demeurent des actrices de lutter contre l’insalubrité. Leurs actions sociales font d’elles des actrices clés du changement.

Elle a fait savoir que les travaux communautaires prévus en cette journée consistent à déboucher des caniveaux et nettoyer les avenues de la zone Buyenzi plus précisément la 19 ème avenue, ciblée des immondices ainsi que les endroits endommagés par l’érosion causée par les eaux des pluies. Léonie Nsekerabandya a souligné la participation active de la population pour l’assainissement des lieux publics, afin de trouver des solutions adaptées aux problèmes d’insalubrité et de contribuer activement à la prévention des maladies liées à l’insalubrité, (telles que le choléra ou les infections diarrhéiques) et à l’amélioration des conditions de vie dans leurs quartiers.

MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.
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