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L’ombudsman burundais appelle les cadres des institutions de l’Etat à plus de redevabilité dans la gestion publique

ByAdministrateur

Juin 2, 2026
L’ombudsman Aimée Laurentine Kanyana s’adressant aux hauts cadres de l’Etat

MUKAZA, 22 mai (ABP) – L’institution de l’ombudsman en collaboration avec l’institut néerlandais pour la démocratie multipartite a organisé, mercredi le 20 mai 2026, à Bujumbura, un atelier de deux jours consacré à la redevabilité et à la transparence dans la gestion des affaires publiques, à l’intention des hauts cadres des institutions publiques.

Dans son discours d’ouverture, l’ombudsman Aimée Laurentine Kanyana a indiqué que cette activité vise à partager des expériences, acquérir des outils pratiques et renforcer les capacités des responsables publics afin qu’ils gèrent les affaires de l’État avec intégrité et efficacité.

Elle a souligné que la redevabilité et la transparence constituent des valeurs essentielles pour renforcer la crédibilité des institutions publiques et la confiance des citoyens. Elle a également exhorté les hauts cadres à cultiver l’apprentissage continu afin d’améliorer leurs compétences professionnelles et la qualité du travail au sein des institutions publiques.

Lors des exposés, Siméon Barumwete, intervenant sur la thématique de la redevabilité et de la transparence, a expliqué que la redevabilité implique l’acceptation du fait que l’autorité conférée par l’État s’accompagne d’une responsabilité envers les citoyens.

Il a ajouté qu’une administration transparente est capable d’identifier et de corriger rapidement ses erreurs, d’optimiser l’utilisation des ressources budgétaires et d’attirer des talents motivés par un environnement fondé sur l’intégrité.

Au cours des échanges, plusieurs participants ont affirmé que le non-respect des horaires de travail figure parmi les causes de la mauvaise gestion des affaires publiques. Certains responsables ont indiqué avoir instauré des mécanismes encourageant leurs collaborateurs à respecter le temps de travail afin d’améliorer le rendement au sein de leurs institutions.

Mme Kanyana a, par ailleurs, révélé que plusieurs plaintes reçues par son institution concernent des agents victimes de décisions administratives prises sans analyse approfondie. Elle a déploré les décisions prises de manière unilatérale, sans tenir compte des intérêts des autres employés, estimant qu’elles peuvent nuire au bon fonctionnement des institutions et perturber la stabilité du pays.

Elle a recommandé la mise en place de commissions au niveau des ministères pour examiner les différends internes avant qu’ils ne soient portés à l’extérieur des institutions, ce qui risquerait, selon elle, de ternir l’image du pays. Elle a précisé que les décisions non conformes à la loi constituent un frein pour le  développement du pays.

Concernant l’engagement communautaire envers la population burundaise, l’ombudsman Kanyana a indiqué que cette approche permettra de renforcer la responsabilité à tous les niveaux, depuis la base jusqu’aux institutions centrales, afin que chaque citoyen accomplisse correctement les tâches qui lui sont confiées et contribue à limiter la prise  des  mauvaises décisions.