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UCODE plaide pour un meilleur accès aux soins des maladies chroniques

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Juin 10, 2026
Diane Ndagijimana, chef du projet « Amagara Aruta Amajana »

NGOZI, 8 déc. (ABP) – La prise en charge des maladies chroniques demeure un défi majeur pour les mutuelles de santé au Burundi. C’est ce qu’a révélé Diane Ndagijimana, chef du projet « Amagara Aruta Amajana » (3A) au sein de la mutuelle UCODE-AMR (Unissons les forces pour la Coopération et le Développement-Appui au Monde Rural) de la Commune Ngozi, lors d’une visite des journalistes organisée, le jeudi 4 décembre 2025, par la Confédération Nationale des Mutuelles de Santé (CONAMUS).

Selon elle, le nombre d’adhérents n’augmentait pas au rythme attendu, notamment parce que de nombreuses personnes souffrant de maladies chroniques ne trouvent pas dans les mutuelles un paquet de soins adapté. « Il est essentiel d’élargir l’offre, afin d’intégrer un paquet spécifique pour les maladies chroniques, » a-t-elle déclaré, rappelant que le paquet de soins actuel ne couvre que des services de base.

Malgré ces défis, Ndagijimana a annoncé que le nombre d’adhérents a doublé en 2025, par rapport à l’année précédente. En 2024, UCODE avait enregistré 2 172 adhérents pour un total de 10 629 bénéficiaires, dont 5 743 femmes. En 2025, les adhérents sont passés à 4 027, avec 18 583 bénéficiaires, dont 10 258 femmes.

Interrogée sur les raisons de cette augmentation, Elle a précisé qu’elle n’en connaît pas la cause exacte. Cependant, elle a reconnu que la carence de Cartes d’Assurance-Maladie (CAM), pour les familles démunies, ainsi que l’annonce du gouvernement sur l’obligation, pour tous les Burundais d’adhérer à une mutuelle pour une couverture sanitaire, auraient joué un rôle important dans ce sursaut.

Elle a également annoncé que de nouveaux paquets de soins dédiés aux maladies chroniques pourront être bientôt disponibles. Ndagijimana a précisé que ces services auront un coût relativement élevé, mais permettront à ceux qui en ont les moyens de bénéficier d’un traitement adapté.

Médecin-conseil de la CONAMUS, Salomon Mugisha

De son côté, le médecin-conseil de la CONAMUS, Salomon Mugisha, répondant à la question de la différence qui existe entre les assurances-vie et les mutuelles de santé, il a fait savoir que la distinction réside principalement dans la gouvernance et la finalité de ces deux systèmes.

Selon lui, les assurances sont des organisations à but lucratif, dont l’objectif est de générer des bénéfices. « À la fin de l’année, elles établissent un bilan, calculent les dépenses effectuées pour les soins et évaluent les profits réalisés », explique-t-il.

Les mutuelles, en revanche, reposent sur un modèle de solidarité et de mutualisation. Même lorsqu’il y a un excédent, celui-ci n’est pas distribué en bénéfices mais réinvesti au profit des membres. Il a insisté sur le fait que les mutuelles sont bâties sur une logique solidaire plutôt qu’économique.