GITEGA, 24 juin (ABP) – La Commission Indépendante de la Concurrence (CIC), avec l’appui technique et financier de la Banque Africaine de Développement (BAD), a clôturé vendredi le 19 juin 2026 à Gitega (capitale politique et centre du Burundi), un atelier de sensibilisation destiné aux parties prenantes sur la loi de la concurrence au Burundi.
Cet atelier visait à renforcer leur compréhension de cette loi et à faciliter son application effective et harmonieuse, a appris l’ABP sur place.
Le président de la CIC, M. Onésime Niyukuri, a indiqué que la concurrence constitue un pilier fondamental de toute économie moderne.
Selon lui, elle favorise l’innovation, améliore la qualité des biens et services, stimule la compétitivité des entreprises et garantit une meilleure protection des consommateurs. Au cours de cet atelier, M. Niyukuri a précisé qu’au Burundi, le cadre juridique en matière de la concurrence est défini par la loi n°1/06 du 25 mars 2010. Malgré son importance, cette loi a connu une longue période d’inapplication, notamment en raison de l’insuffisance des textes d’application et du manque de vulgarisation auprès des acteurs concernés.
Il a expliqué que cette rencontre visait à renforcer la compréhension de la loi sur la concurrence, à sensibiliser l’ensemble des parties prenantes et à promouvoir une culture de concurrence saine, loyale et bénéfique à tous. Et d’ajouter que grâce aux avancées enregistrées avec la mise en place effective de la Commission Indépendante de la Concurrence et l’adoption récente de textes réglementaires, une nouvelle étape dans l’opérationnalisation de la politique de concurrence au Burundi s’ouvre actuellement.
Il a rappelé que la promotion d’une concurrence saine n’est pas uniquement une affaire institutionnelle, mais une responsabilité partagée nécessitant l’engagement des pouvoirs publics, du secteur privé, de la société civile ainsi que des consommateurs. « En unissant nos efforts, nous pouvons bâtir un environnement économique plus équitable, plus dynamique et plus inclusif », a-t-il déclaré.
Il a invité les participants à devenir des relais actifs de la culture de la concurrence dans leurs institutions respectives, soulignant que la réussite de cette réforme dépendra de l’implication de chacun.
Par ailleurs, il a souligné que dans un contexte marqué par l’intégration économique régionale et continentale, notamment avec la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), il est plus que jamais nécessaire de disposer de marchés transparents, équitables et compétitifs. Selon lui, cela constitue une condition essentielle permettant aux entreprises burundaises de tirer pleinement profit des opportunités offertes par ces espaces économiques.

Les participants ont indiqué que ces trois jours d’atelier leur ont permis d’approfondir leur compréhension du cadre juridique régissant la concurrence au Burundi. Ils ont apprécié les enseignements reçus et se sont engagés à partager ces acquis auprès d’autres acteurs concernés.

