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ABP - Agence Burundaise de Presse

Grenier de l'information au Burundi

Sanctions à l’encontre des vendeurs et consommateurs des boissons prohibées

ByAdministrateur

Sep 9, 2022

RUTANA, 8 sept (ABP) – Le tribunal de résidence de la commune Bukemba a sanctionné trois personnes de la colline Kabanga d’une incarcération de 6 mois à 2 ans, avec des amendes variantes entre cent mille et un million de francs burundais dans deux procès de fragrance du mardi 6 septembre 2022, pour vente et consommation d’une boisson prohibée connue sous le nom de Kanyanga, a-t-on constaté sur place.

Une sanction de 2 ans de détention préventive avec une amende d’un million de francs burundais a été infligée à un certain Léonce Nsabimana, cultivateur de la colline Kabanga, âgé de 41 ans qui a été appréhendé avec 31.5 litres de cette boisson à son domicile.

M. Edouard Ndayikeza âgé de 29 ans et Mme Anitha Iteriteka de 22 ans, un couple marié habitant sur la même colline, auront une punition de 6 mois d’emprisonnement avec une amende de cent mille francs, et d’une année de servitude pénale avec une amende de 500 mille francs burundais respectivement pour consommation de cette boisson, la femme exerçant aussi la vente de celle-ci.

Ils ont été trouvés avec 18.3 litres de Kanyanga lors d’une fouille perquisition qui a été effectuée suite aux informations qui ont été livrées par des enfants de cette circonscription aux administratifs, a appris l’ABP.

Signalons que tous les 49.5 litres ont été saisis et versés comme l’a ordonné le tribunal de résidence de la commune Bukemba.

L’administrateur de la commune Bukemba, Mme Françoise Twagirayezu a vivement remercié la population de cette colline pour sa bonne collaboration avec l’administration en lui livrant des informations à temps. Elle a lancé un appel à la population de toute la commune d’éviter la consommation de ces boissons, et de continuer à donner l’information à l’administration dans des cas pareils.

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MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.