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Grenier de l'information au Burundi

Les jeunes de la commune Butaganzwa appelés à s’atteler aux travaux de développement

ByAdministrateur

Mai 27, 2021

KAYANZA, 24 mai (ABP) – Le comité d’encadrement des jeunes chrétiens du Burundi (CEJCB) a organisé samedi le 22 mai 2021, en commune Butaganzwa de la province Kayanza (nord du Burundi), une prière d’action de grâce et d’invocation des bénédictions divines pour le pays. Cette prière a vu la présence des jeunes, des administratifs et des leaders religieux, a constaté l’ABP sur place.

Habimana a fait savoir que le CEJCB doit rendre gloire à Dieu pour le bon déroulement des récentes élections du fait que, selon lui, ce n’était pas le même cas dans les années passées.Selon le représentant régional au sein du CEJCB, M. Apollinaire Habimana, les thèmes choisis pour cette prière sont entre autres « une personne transformée est le pilier du développement et de la stabilité du pays », « la foi sans œuvre est une foi morte et l’amour du pays est un don de l’éternel ». Pour lui, cette séance de prière d’action de grâce et d’invocation des bénédictions divines pour le pays vient à la deuxième séance du genre après celle organisée par ce même comité pendant la période pré-électorale de 2020.

S’appuyant sur le thème stipulant que l’amour du pays est un don de l’éternel, l’assistant national au sein du CEJCB, Bishop André Florian Ndabarushimana, a, à son tour, précisé que le pays prime sur toute autre chose et que les jeunes doivent être caractérisés par l’esprit patriotique.

                                                                                        Vue partielle des participants

Au moment où les élèves de la 9ème année fondamentale s’apprêtent à passer le concours national leur donnant accès à l’enseignement post fondamental, la même autorité administrative communale a exhorté les concernés à réviser sérieusement les matières apprises en classes et à ne pas être tentés par la tricherie ou la négligence durant la période de passation de ce concours.Prenant la parole à son tour, l’administrateur communal à Butaganzwa, Mme Janvière Kanyana, a appelé les jeunes à retrousser les manches, à en découdre avec l’oisiveté, à éviter d’être déroutés par qui que ce soit surtout en ne prêtant pas oreilles attentives aux détracteurs. Aux confessions religieuses et aux églises, elle a recommandé d’encadrer les jeunes par le biais des travaux d’auto développement.

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MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.