• mer. Juil 8th, 2026

ABP - Agence Burundaise de Presse

Grenier de l'information au Burundi

Le gouvernement du Burundi engagé à rapprocher les services publics à la population

ByAdministrateur

Juin 28, 2022

BUJUMBURA, 24 juin (ABP) – Le gouvernement de la République du Burundi, à travers le ministère en charge de la Fonction publique en collaboration avec le ministère ayant le développement communautaire dans ses attributions, s’est engagé à rapprocher les services publics à la population, a indiqué à la presse, le jeudi 23 juin 2022, le ministre de la Fonction publique, du Travail et de l’Emploi, M. Thaddée Ndikumana, lors de la célébration de la journée africaine dédiée à la fonction publique.

Au sujet de la politique de décentralisation, M. Ndikumana a souligné que le ministère en charge de la Fonction publique est à l’œuvre parce que, a-t-il expliqué, il dispose des bureaux dans toutes les provinces.

En collaboration avec le ministère en charge de l’Intérieur, ce ministère a initié des guichets uniques dans 10 provinces du pays, pour que la population soit à proximité des services publics. Les guichets uniques des provinces Kirundo et Ruyigi vont bientôt être inaugurés, a signalé le ministre Ndikumana, rappelant que l’objectif du gouvernement est de voir une représentation de chaque ministère dans chaque commune du pays, tandis que les cadres des différents ministères doivent sortir de leurs bureaux pour aller rendre service à la population.

                                                                                                 Le chef de bureau de liaison de l’UA pour la région des grands lacs

Il s’est réjoui que le ministère de la fonction publique a pu résister contre la pandémie de Covid-19 durant les deux ans qui viennent de s’écouler, grâce au leadership du chef de l’Etat, M. Evariste Ndayishimiye, qui prône toujours le travail en synergie des différents ministères, ainsi que grâce à l’abnégation et à la résilience du personnel de la santé et de l’administration territoriale.

A la question de savoir pourquoi cette journée est célébrée au moment où il s’observe encore des disparités salariales au niveau du personnel de la fonction publique de l’Etat, le ministre Ndikumana a répondu que la plupart des fonctionnaires qui avaient des salaires inférieurs à ceux des autres de même niveau ont été ajustés. Compte tenu de la nouvelle qualification emploi-type, l’on va utiliser 12,5 milliards pour l’exercice 2022-2023 pour continuer à ajuster les fonctionnaires de l’Etat.

L’initiative du gouvernement est louable et est appréciée par les autres pays africains, d’où l’Union africaine (UA) va dépêcher, dans un moment à venir, les représentants des pays membres dans l’approche de la revue conjointe où ils pourront voir comment le Burundi a mené à bon port son programme de réforme administrative de laquelle découle la nouvelle politique salariale.

Concernant la digitalisation des services de l’Etat, le ministre Ndikumana a fait savoir que dans le budget général de l’Etat pour l’exercice 2022-2023, il est prévu de digitaliser la fonction publique en commençant par les dossiers de tous les fonctionnaires.

Après le scan de tous les dossiers, le ministère en charge de la fonction publique va faire la classification par lieu d’affectation, et l’on pourra aller dans chaque commune pour identifier si tous les salariés sont sur terrain et actifs. On va collaborer avec le ministère en charge de l’éducation pour authentifier les diplômes déposés dans les dossiers des fonctionnaires de l’Etat dans le cadre d’éliminer les cas fictifs et les faux diplômes, a-t-il clarifié.

Le chef de bureau de liaison de l’UA pour la région des grands lacs, M. Balasiz Gonzag Patrick, a signalé que le Burundi a célébré la journée africaine de la fonction publique pour la première fois, une journée qui a été mise en place après des consultations au niveau africain entre les ministres de la fonction publique avec l’appui de certains partenaires, justement pour reconnaître l’apport des fonctionnaires publics.

Il a, par ailleurs, indiqué qu’à travers le leadership des autorités burundaises, l’on a constaté qu’une fois bien appuyée, une fonction publique peut jouer un rôle catalyseur.

La République du Burundi a su mettre en place un plan de résilience et de réponse à la pandémie de Covid-19, qui a permis de sauver les vies humaines, s’est-il réjoui.

You missed

MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.