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Réunion de sécurité sur la colline Musimbwe, à l’endroit de la population

ByAdministrateur

Jan 5, 2023

MWARO, 4 jan (ABP) – L’administrateur de la commune Gisozi de la province Mwaro, M.  Déogratias Nahishakiye, en compagnie du président du tribunal de résidence et le commissaire de police communal, a tenu mardi le 3 janvier 2023, une réunion de sécurité sur la colline Musimbwe de la zone Nyakararo. Ils ont échangé sur la bonne gouvernance, la situation sécuritaire, le rappel de loi portant sur la stabulation permanente du bétail et les bienfaits de la salubrité dans leurs ménages.

Selon l’administrateur Nahishakiye, cette réunion s’inscrivait dans l’instruction du gouvernement qui recommandant d’effectuer des descentes pour écouter les doléances de la population et éventuellement trouver des solutions. Et pour des questions difficiles à leur niveau, de les transmettre aux responsables hiérarchiques.

Lors de cette réunion, il a interpellé la population de répondre à l’appel du gouvernement de l’élevage des petits ruminants, au moins 5 lapins par ménage, de respecter la loi portant sur la stabulation permanente du bétail. Egalement, il leur a incité à la promotion des cultures fourragères.

Pour se prévenir des maladies des mains sales, il a recommandé la construction des latrines décentes. M. Nahishakiye a aussi sensibilisé la population de faire enregistrer leurs propriétés foncières en vue de les protéger et avoir des certificats fonciers, signalant qu’avec ces derniers, on peut solliciter un crédit dans des institutions bancaires et faire un projet d’auto développement. Il a en outre appelé la population de cette localité, de s’éloigner de l’oisiveté, d’éviter l’ivresse et de se rendre en justice en cas des mésententes.

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MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.