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Interdiction des mariages pour les personnes rentrant dans une maison en paille

ByAdministrateur

Mar 3, 2023

NGOZI, 21 fév (ABP) – Les leaders religieux ne sont plus autorisés à célébrer les mariages pour des personnes qui rentrent dans une maison en paille. Cela vaut également pour les services d’état civil. Cela a été dit lors d’une réunion tenue lundi le 20 février 2023 par le gouverneur de la province Ngozi M. Emmanuel Ntaconsanze, à l’endroit des leaders religieux.

Cela dans le cadre de la politique nationale de lutte contre les huttes et les maisons en paille qui s’observent ici et là dans le pays. Les églises ou les mosquées qui ont des succursales en paille seront aussi fermées d’ici peu de jours, a souligné le gouverneur Ntaconsanze.

Les confessions  religieuses doivent également contribuer, à travers la sensibilisation de leurs fidèles pour la réussite de cette politique. Ils sont également appelés à plus de sensibilisation pour l’hygiène corporelle et du milieu.

Dans cette réunion, le gouverneur de Ngozi a aussi sollicité l’implication des leaders religieux dans la limitation des naissances. Les fidèles doivent comprendre que l’explosion  démographique qui s’observe dans le pays constitue un défis majeurs pour le développement du pays en général et du pays en particulier.

A noter ici que la province Ngozi connait une surpopulation sans précédent. Avec plus de 1.300.000 habitants, Ngozi compte parmi les provinces à densité la plus élevée du pays. Le gouverneur Ntaconsanze n’a pas manqué de solliciter une implication visible des Églises dans les travaux de développement du pays. Les fidèles doivent également consacrer un temps suffisant à la prière mais sans oublier d’œuvrer pour le développement des ménages et du pays. La réunion a connu une forte participation des leaders des églises, temples et mosquées œuvrant dans la province Ngozi.

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MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.