• mer. Juil 8th, 2026

ABP - Agence Burundaise de Presse

Grenier de l'information au Burundi

Le Premier ministre reçoit en audience la cheffe de développement des partenariats au bureau des Nations unies pour les services d’appui aux projets pour l’Afrique centrale

ByAdministrateur

Oct 10, 2024

BUJUMBURA, 3 oct (ABP) –  Le Premier ministre burundais, Gervais Ndirakobuca a reçu en audience jeudi, le 3 octobre 2024, dans son bureau, Mme Entela Sula, cheffe du département de développement des partenariats au bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS), pour l’Afrique centrale, composé de 15 pays y compris le Burundi, a-t-on appris sur place.

À la sortie de l’audience, Mme Sula a indiqué à la presse qu’ils ont échangé sur les aspects de collaboration entre ce bureau (UNOPS) et le gouvernement du Burundi, en tenant compte de l’expertise de ce dernier et sur son processus de facilitation.

Concrètement, a-t-elle précisé, l’UNOPS veut appuyer le gouvernement burundais à mener de l’avant les objectifs du développement. Concernant les domaines d’intervention, Mme Sula a signalé les infrastructures mais aussi la gestion des projets.

D’après le porte-parole de la  Primature, M. Moïse Nkurunziza, le Premier ministre a signifié au cours de leurs échanges avec Mme Sula, la vision nationale d’un pays émergent en 2040 et développé en 2060. Il lui a signalé que pour atteindre les objectifs que le pays s’est fixés, le Burundi a besoin des partenaires financiers.

En  ce qui est de la mise en œuvre des projets de développement, il a indiqué que le pays a été classé deuxième en Afrique comme pays ayant réussi à bien réaliser les projets soutenus par la Banque mondiale.

You missed

MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.