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Les responsables du projet PAIFAR-B saluent les progrès réalisés dans l’appui des populations aux activités génératrices de revenus

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Juin 18, 2026
Mélance Ntirampeba, chargé du suivi-évaluation du projet PAIFAR-B

GITEGA, 12 juin (ABP) – Les responsables du projet d’appui à l’inclusion financière agricole et rurale au Burundi (PAIFAR-B), un projet du gouvernement du Burundi bénéficie de l’appui du Fonds international de développement agricole (FIDA), ont exprimé leur satisfaction quant aux progrès déjà enregistrés dans l’accompagnement des citoyens vers leur autonomisation économique.

Ces propos ont été tenus par M. Mélance Ntirampeba, chargé du suivi-évaluation du projet PAIFAR-B, lors d’un atelier d’autoévaluation de l’engagement des parties prenantes dudit projet en vue d’arrêter les stratégies pour l’amélioration de l’impact par l’amélioration du financement des petites et moyennes industries (PMI) et des petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que d’autres cibles actuellement sous financés, organisé mercredi le 10 juin 2026 à Gitega (capitale politique et centre du Burundi).

vue des participants

Selon M. Ntirampeba, les activités du projet PAIFAR-B progressent de manière satisfaisante, particulièrement dans le domaine de l’épargne et du crédit. Il a indiqué que le nombre de citoyens disposant actuellement de comptes d’épargne est en constante augmentation, ce qui facilite les transactions financières et l’utilisation des technologies modernes de paiement.

Il a précisé que cette évolution s’inscrit dans les priorités du gouvernement du Burundi et du FIDA visant à promouvoir une gestion efficace des ressources financières. Selon lui, l’augmentation du nombre d’épargnants contribue à une meilleure traçabilité des ressources financières nationales et facilite aux banques la mobilisation de fonds destinés à l’octroi de crédits.

Concernant l’assurance agricole et de l’élevage, M. Ntirampeba a souligné qu’il s’agit encore d’un secteur relativement nouveau. Il a indiqué que le projet travaille avec les acteurs concernés afin de sensibiliser la population sur les services offerts, leurs modalités de fonctionnement et les opportunités de collaboration, notamment avec les coopératives.

Au cours des échanges, les participants ont analysé le rôle des différents partenaires, les défis qui entravent la mise en œuvre des activités du projet ainsi que les mesures à prendre pour améliorer la collaboration entre toutes les parties prenantes et d’optimiser les mécanismes de financement afin que les bénéficiaires puissent accéder plus facilement aux services financiers.

Plusieurs participants ont toutefois signalé des difficultés liées à l’accès aux crédits bancaires. Certains ont indiqué que les prêts leur sont parfois accordés après l’expiration de la période culturale concernée. En réponse, M. Ntirampeba a invité les encadreurs des bénéficiaires à préparer suffisamment tôt les dossiers de demande de crédit afin qu’ils soient examinés dans les délais requis.

Il a également annoncé que des mesures sont en cours pour renforcer les capacités des agents chargés de l’analyse de ces dossiers afin de réduire les délais de traitement. Il a par ailleurs recommandé aux banques d’être davantage à l’écoute des préoccupations de leurs clients et d’y apporter des réponses appropriées afin d’améliorer la qualité des services offerts.

Ils ont notamment évoqué le cas de certaines coopératives qui se plaignent des pratiques de certaines banques et institutions de microfinance qui, en cas de retard de remboursement dû à l’absence des marchés de débouchés, procèdent à la fermeture des entrepôts, entraînant parfois la détérioration des marchandises stockées.

Malgré les avancées observées, certains membres des COOPEC et d’autres institutions d’épargne et de crédit estiment que des défis subsistent dans le processus d’octroi des crédits. Ils demandent une révision des procédures, faisant remarquer que certains demandeurs ayant introduit leurs dossiers plus tôt ne reçoivent pas leurs crédits à temps, alors que d’autres, arrivés plus tard, sont servis plus rapidement.

Les participants ont également salué le rôle joué par le projet PAIFAR-B dans la promotion de la culture de l’épargne bancaire. Ils ont rappelé qu’autrefois de nombreux citoyens conservaient leur argent à domicile ou dans des récipients traditionnels, tandis qu’aujourd’hui ils comprennent davantage l’importance de l’épargne auprès des institutions financières.

Ils ont enfin appelé les autorités compétentes et les partenaires du projet à trouver rapidement des solutions aux défis identifiés afin de renforcer les activités des coopératives et de faciliter davantage l’accès des membres aux crédits.