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Réunion du Conseil des ministres avec 10 points à l’ordre du jour

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Juin 6, 2022

GITEGA, 1er juin (ABP) – Le Conseil des ministres s’est réuni, mercredi le 1er juin 2022, sous la présidence du chef de l’Etat, M. Evariste Ndayishimiye au palais présidentiel de Gitega avec 10 points à l’ordre du jour, selon le communiqué du secrétariat général du gouvernement.

Il s’agit du projet de loi portant fixation du budget général de l’Etat, exercice 2022-2023 ; d’une note de demande de non objection sur la demande de la BANCOBU au capital social de la Bourse du Burundi ; d’une note sur le recensement national du patrimoine immobilier géoréférence et digitalisé de l’Etat. Cette dernière a été présentée par le ministre des Finances, du Budget et de la Planification Economique, Dr Domitien Ndihokubwayo.

                                                                                                                     vue partielle des participants

Le Conseil des ministres a également analysé le projet de loi portant ratification par la République du Burundi de l’accord bilatéral sur la suppression de visas au profit des détenteurs de passeports diplomatiques ou de services entre le gouvernement de la République du Burundi et le gouvernement de la République Algérienne Démocratique et Populaire, signé le 17 mars 2022 à Alger et le projet de loi portant ratification entre le gouvernement de la République de Turquie et le gouvernement de la République du Burundi en vue d’éviter la double imposition et de prévenir la fraude fiscale en matière d’impôt sur le revenu ainsi que le projet de loi portant ratification par la République du Burundi de l’accord général de coopération entre le gouvernement du Burundi et le gouvernement de l’Etat d’Israël. Ce projet a été présenté par le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération au Développement, M. Albert Shingiro.

Le conseil a en outre analysé une note d’information sur la plateforme « e-nama » intégrant l’interconnexion des membres du gouvernement, présentée par  la ministre de la Communication, des Technologies de l’Information et des Médias, un projet de décret portant adhésion du Burundi au réseau unique de communication de la Communauté est Africaine à l’initiative « One Network Area » (ONA), présenté par les services de la présidence de la République ; une note relative à la gestion des problèmes occasionnés par le non-respect des textes légaux par certains responsables des Etablissements d’enseignement fondamental, post fondamental et universitaire présentée par le ministre de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique, Dr François Havyarimana.

Parmi les divers, le conseil des ministres a échangé sur le rapport d’étape sur la mise en œuvre des recommandations du Conseil des ministres en rapport avec le terrain abritant l’ex-stade AFB, présenté par le ministre des Infrastructures, de l’Equipement et des Logements Sociaux, Ir Déogratias Nsanganiyumwami ; une note sur l’état d’avancement des négociations du projet d’appui aux Fondations de l’Economique Numérique « PAFEN » ; une note d’information en rapport avec le stock des équipements de la Société de Télédiffusion Numérique du Burundi (STNB), présentée par la ministre de la Communication , des Technologies de l’Information et des Médias, Mme Léocadie Ndacayisaba ; une note d’information sur la fièvre de la vallée du Rift détectée chez le bétail ainsi que les mesures prises pour y faire face, présenté par le ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage, Dr Déo Guide Rurema ; une note de présentation de la feuille des modalités du Projet d’exploitation du nickel de Musongati et des minerais associés présentée par le ministre de l’Hydraulique, de l’Energie et des Mines, Ir Ibrahim Uwizeye.

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MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.