• mer. Juil 8th, 2026

ABP - Agence Burundaise de Presse

Grenier de l'information au Burundi

La problématique d’enfants de pères inconnus mérite une attention particulière

ByAdministrateur

Mai 9, 2023

KAYANZA, 6 mai (ABP) – L’administration et toutes les parties prenantes en matière des droits des enfants doivent s’investir en faveur de la promotion des droits des enfants de pères inconnus, car cette problématique risque d’être à l’origine de multiples problèmes si l’on la prend à la légère.

Ce sont les propos de M. Omer Bigirindavyi, secrétaire exécutif permanent de la commune Butaganzwa en province Kayanza, lors d’une réunion d’échange sur la problématique des enfants de père inconnus, en cette commune qui compte environ 350 enfants concernés.

  1. Bigirindavyi a invité les participants à la réunion à se donner corps et âme pour limiter le phénomène de procréation des enfants de pères inconnus car, a-t-il insisté, si rien n’est fait, il y a risque d’ouvrir la porte à bon nombre de problèmes qui affecteront la communauté en particulier et le pays de façon globale. Il s’agit notamment d’une vie de désespoir, de manque de vision, de la non-scolarisation, de discrimination, et bien d’autres.

A son tour, le représentant communal du comité d’encadrement des jeunes chrétiens du Burundi à Butaganzwa, M. David Bigirimana, a fait savoir qu’il y a deux catégories d’enfants de pères inconnus. La première catégorie regroupe les enfants de pères inconnus enregistrés dans le service d’état civil tandis que la seconde catégorie concerne les enfants qui ne sont enregistrés nulle part.

Selon lui, la problématique des enfants de pères inconnus ne concernent pas la seule commune de Butaganzwa, elle est plutôt d’envergure nationale. Pour y remédier, M. Bigirimana demande aux responsables administratifs et leaders communautaires de s’approprier de cette problématique qui risque d’engendrer d’autres problèmes dont l’insécurité. Il indique en outre que le développement des enfants de pères inconnus ne sera pas possible suite au manque d’informations. Les participants à la rencontre ont proposé qu’il y ait une loi spéciale régissant les enfants de pères inconnus et de rendre facile l’accès au test ADN.

You missed

MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.