• mer. Juil 8th, 2026

ABP - Agence Burundaise de Presse

Grenier de l'information au Burundi

Le parti UPRONA réunifié apprécie positivement les forces des jeunes affiliés dans les préparatifs pour les élections de 2025

ByAdministrateur

Oct 10, 2024

MURAMVYA, 7 oct (ABP) – Le deuxième-vice-président de l’Assemblée nationale, Abel Gashatsi, parmi les leaders de  l’UPRONA à l’échelon supérieur apprécie positivement les forces de la jeunesse révolutionnaire Rwagasore (JRR) affiliés au parti UPRONA, dans les préparatifs pour les élections prochaines en  province Muramvya.

Gashatsi l’a annoncé dimanche, le 6 octobre 2024, au chef-lieu de la province Muramvya (centre-ouest). C’était lors d’une rencontre avec les Badasigana, dont l’ancien vice-président de la République, Yves Sahinguvu et d’autres responsables provinciaux et communaux du parti UPRONA réunifié, pour soutenir les représentants communaux de la jeunesse révolutionnaire Rwagasore en démonstration de forces.

Vue partielle des participants

Dans leurs discours, que ce soit Yves Sahinguvu ou Abel Gashatsi, tous les deux ont respectivement affirmé que les blocs de l’UPRONA qui étaient en désaccord se sont réunifiés tout en signifiant que le seul objectif de tous les Badasigana est de se préparer aux élections de 2025.

Gashatsi a quant à lui rappelé aux jeunes du parti UPRONA et aux Badasigana en général que les préparatifs pour les  élections législatives, communales et collinaires est comparable aux préparatifs d’une importante célébration.

Il a demandé aux jeunes affiliés au parti UPRONA réunifié de prendre les devants en investissant les différentes collines de la province Muramvya pour sensibiliser les Badasigana, afin de se préparer à l’avance pour la campagne d’enrôlement des électeurs, qui se déroulera du 22 jusqu’au 31 octobre 2024.

You missed

MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.